Courts métrages en compétition

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Homesick

De Koya Kamura, France, fiction, 2018, 27,26’

Deux ans après le la catastrophe nucléaire de Fukushima, Murai brave le danger et arpente la no-go zone afin de passer du temps avec Jun, son fils de huit ans.

Koya Kamura

Depuis l’enfance, Koya est fasciné par le pouvoir de l’image. Subjugué par les grandes fresques cinématographiques comme «Le Parrain», il sait très tôt qu’il veut faire du cinéma. Franco-japonais, la tragédie de Fukushima en 2011 le marquera profondément. Réalisateur de publicité depuis bientôt dix ans, il lui faudra plusieurs années afin de trouver la distance nécessaire pour déclencher l’écriture de son premier film de fiction, HOMESICK, ou l’histoire d’un père prenant le risque de braver le danger de la zone irradiée pour retrouver son fils de huit ans.

Le mot des jeunes

“Une catastrophe planétaire et un drame intimiste à la fois. Avec un sujet aussi sensible, traité avec beaucoup d’humilité et une mise en scène remarquable, Koya Kamura parvient à nous émouvoir et nous marquer profondément. Pour aborder l’amour, la souffrance, la folie, Homesick prend alors une forme presque surnaturelle pour aborder la perte d’un être cher et la question de la résilience.”

Axel


 


Togrovere (Pilleurs de train)

De Martin A. Walther, Norvège, documentaire, 2019, 20’
Flashback sur la jeunesse d’un groupe de délinquants qui sévissaient sur une ligne de chemin de fer en Norvège dans les années 90.


Martin A. Walther

Martin A. Walther (1986) est originaire de Trondheim, en Norvège. Il est titulaire d’un baccalauréat en sciences cinématographiques de l’Université de Trondheim et d’un baccalauréat en réalisation documentaire de l’Université de Lillehammer. Après avoir terminé ses études, il a travaillé comme enseignant pendant trois ans avant de retourner à la réalisation de films. « Togrovere » est sa première réalisation.

 

Le mot des jeunes

“Film hybride qui nous a beaucoup surpris par son originalité, sa maîtrise dans l’art de nous faire perdre nos repères, entre fiction et documentaire. Les images d’archives se mêlent aux scènes « jouées », mêlées dans une réalisation très soignée et un montage d’une grande maitrise. Le propos et la narration nous immergent totalement dans cette incroyable et dure histoire de gang de jeunes pilleurs de train.”

Rowan


 


Da Yie (Bonne nuit)

De Anthony Nti, Belgique, Ghana, fiction, 2019, 21’

Au Ghana, un étranger est chargé par son gang de recruter des enfants pour une mission dangereuse qui doit avoir lieu le soir même. Après avoir déniché Prince et Matilda, deux gamins adorables, il projette de les livrer au gang. Mais après une journée passée avec eux, il est envahi par le doute.


Anthony Nti

Anthony est né au Ghana et s’est installé en Belgique à l’âge de 10 ans. Il a étudié le cinéma au RITCS à Bruxelles et s’est intégré à une scène artistique, réalisant des publicités et des clips musicaux avec une multitude de jeunes artistes talentueux. La singularité de son travail lui permet une immense visibilité – sa vidéo Black Magic (Yung Mavu) a été vue plus de 20 millions de fois. Ses courts métrages « Kwaku », « Only us », et « Boi » ont été largement salués en festivals. Anthony développe un style jeune et frais, empreint d’un certain exotisme.

 

Le mot des jeunes

“Le réalisateur filme intensément, la caméra vacille beaucoup, comme si elle était l’oeil curieux de ces enfants encore dans l’innocence, comme pour mettre en scène cette tension grandissante à l’approche d’un danger. Filmé à hauteur d’enfants, la beauté des décors, l’esthétisme du film vient aussi confronter la violence de la situation, ce monde étrange, où les remords arrivent presque trop tard. Ce « Bonne nuit », du titre du film semble être celui de deux enfants qui viennent sans doute d’échapper à un cauchemar.”

Sarah et Roméo


 


Rise (Ascension)

De Barbara Wagner et Benjamin de Burca, Brésil, Canada, Etats-Unis, Documentaire expérimental, 2019, 20’

Dans des lieux alternatifs de Toronto, un groupe de poètes, rappeurs, chanteurs et musiciens expriment leur condition de citadins de seconde génération et de colons installés en terre indigène. Clin d’oeil à l’opéra, ce film montre le rythme et la poésie qui forgent le dialogue interculturel.


Barbara Wagner et Benjamin de Burca

Barbara Wagner (née au Brésil) et Benjamin de Burca (né à Munich) développent ensemble une pratique collaborative avec les portraits qu’ils réalisent. Leurs réalisations prennent la forme de comédies musicales tout en défiant les conventions du genre en mêlant fiction et documentaire pour en faire une forme hybride. Ils tentent ainsi de développer un nouveau langage cinématographique. Ces performances ont été sélectionnés dans de nombreux festivals (Berlinale, Sao Paulo, Biennale de Venise…). Rise est leur cinquième projet commun.

 

Le mot des jeunes

“Dans le métro, seul avec de la musique, toutes nos pensées refont surface. La parole est un don. Alors pourquoi ne pas exprimer ce qu’on a de plus profond en chacun de nous ? Les protagonistes, filmés dans un environnement très urbain, stylisé, se font l’écho de leur milieu baigné de pop culture. Un film vibrant, intense, qui mêle les genres avec brio.”

Lucien


 


Physique de la tristesse

De Theodore Ushev, Canada, fiction animée, 2019, 27’

Un inconnu navigue à travers ses souvenirs de jeunesse en Bulgarie, lesquels le ramènent à la mélancolie et au déracinement croissants qui plombent son existence d’adulte au Canada.


Theodore Ushev

Né à Kyoustendil, en Bulgarie, Theodore Ushev acquiert sa notoriété comme affichiste avant de s’établir à Montréal en 1999. Il se tourne alors vers l’industrie du multimédia, puis trouve à l’Office national du film du Canada le terreau fertile qui l’amène à réaliser plus de 10 films à ce jour, dont Les journaux de Lipsett (2010) et le court métrage Vaysha l’aveugle (2016), nommé aux Oscars. En 2011, le Barbican Centre, à Londres, le Musée de la civilisation, à Québec, et la City Art Gallery, à Sofia, exposent les dessins et les peintures d’Ushev. Le cinéaste anime en outre des masterclass en universités et festivals du monde entier. Physique de la tristesse (2019) propose une adaptation d’un roman de Guéorgui Gospodinov, un portrait fascinant et personnel sur le thème du déracinement et de l’identité. Ce dernier projet en date de Theodore Ushev est le plus ambitieux qu’il a réalisé jusqu’à présent.

 

Le mot des jeunes

“Mêlant mythologie et histoire une vie entière nous est contée avec poésie et éloquence. C’est l’histoire d’une vie à travers laquelle d’autre résonnent. La technique d’animation ressemblant à de la peinture, l’encaustique, sublime le côté éphémère du mouvement et de la vie du personnage.”

Jules


 

Voir aussi « Les longs métrages en compétition »

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